Les fonctionnements individuels dans l'organisation

Publié le par ses_stg

Les fonctionnements individuels dans l’organisation

Chaque individu possède des caractéristiques propres qui influencent la façon dont il se comporte au sein d’une organisation.

1. Les facteurs d’influence du fonctionnement individuel

A. La personnalité

La personnalité est composée d’un ensemble de caractéristiques propres à chaque individu. Elle se traduit par des façons habituelles et persistantes d’agir, de percevoir son environnement et sa propre personne. Une partie des comportements des individus peut s’expliquer par les traits de personnalité.

Une typologie simplifiée des types de personnalité permet de décoder l’influence de la personnalité sur le fonctionnement individuel. On peut ainsi distinguer des personnalités opposées :

  • introvertie/extravertie ;
  • autonome/soumise ;
  • stable/instable ;
  • logique/affective.
B. Les émotions

On distingue six émotions de base : la peur, la joie, le dégoût, la colère, la surprise et la tristesse.

L’émotion est une réaction rapide, temporaire, involontaire, liée à un événement particulier. Elle peut se manifester par divers troubles physiologiques ou mentaux plus ou moins visibles (rougeurs, tremblements, oublis…).

L’intensité d’une émotion varie en fonction de la personnalité et du contexte dans lequel elle survient.

C. La perception

La perception est un processus de sélection, d’organisation et d’interprétation des informations collectées par les sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût). L’expérience de l’individu modifie son champ de perception.

Exemple : un jeune enfant n’a pas la même perception du danger qu’un adulte.

Il comporte plusieurs étapes :

– la sensation : les sens réagissent aux stimuli et collectent ainsi des informations du monde extérieur ;

Exemple : j’écoute distraitement les propos sans grand intérêt échangés dans une réunion.

– l’attention : c’est la concentration mentale portée par l’individu sur un objet déterminé ;

Exemple : soudain, un collègue prend la parole de façon extrêmement agressive.

– la compréhension : l’information est classée et interprétée par le cerveau ;

Exemple : j’essaie de trouver les raisons de cette agression subite et je me souviens que l’intervenant est coutumier du fait.

– la mémorisation : l’information est conservée ou oubliée selon l’importance du stimulus.

Exemple : je me propose de lui dire ultérieurement, en tête-à tête, que son comportement suscite le rejet des autres collègues.

2. Le lien entre attitude et comportement

A. L’attitude

C’est la position qu’adopte un individu dans une situation donnée. Elle résulte des influences reçues de son milieu social, son éducation, son expérience personnelle, qui le prédisposent à adopter un comportement particulier ou à porter un jugement.

Les attitudes sont acquises par l’individu. Elles se développent et évoluent au cours de sa socialisation.

Les attitudes sont plus ou moins durables et peuvent changer en fonction du vécu.

L’attitude établit une relation entre un individu et un « objet » (valeur, idée, situation, personne). Cette relation peut varier d’une position « très favorable » à une position « très défavorable », avec toutes les nuances intermédiaires.

La composante affective : l’attitude repose sur des émotions, des sentiments (affects).

La composante cognitive : l’attitude repose sur l’ensemble des connaissances dont dispose l’individu à propos de l’« objet » sur lequel il se positionne.

La composante conative ou comportementale : c’est l’intention de comportement évoqué par l’individu à l’égard de l’« objet » dont il parle.

B. Le comportement

C’est une façon d’agir que les autres peuvent observer. De ce fait, ce n’est pas l’attitude qui est généralement perçue, mais le comportement qui en découle.

C. Le lien attitude-comportement

La plupart du temps, il y a cohérence entre attitude et comportement ; le comportement est alors le reflet conforme d’une attitude ; on parle de « consonance ». Cependant, l’individu peut adopter un comportement contraire à son attitude ; on parle alors de « dissonance ».

3. Les implications sur la communication interindividuelle au sein de l’organisation

Lorsque deux individus échangent, cinq types d’attitude peuvent se manifester. À chaque type d’attitude correspond une forme de relation qui conditionne la façon dont l’autre s’exprime.

Type d’attitude

Manifestations

Conséquences

sur l’expression de l’autre

L’interprétation

Reprendre les propos de l’autre en les traduisant, expliquer sa façon d’être ou de dire.

– Risque de développer un mécanisme de blocage ou de défense, d’agressivité.
– Risque de rendre l’autre dépendant face aux certitudes de celui « qui sait ».

L’évaluation

Énoncer un jugement positif ou négatif sur l’autre.

L’aide ou le conseil

– Proposer des solutions prenant en compte l’expression de l’autre.
– Adopter une attitude rassurante niant ou ignorant l’expression de l’autre.

Risque de « fragiliser » l’autre en le prenant en charge.

Le questionnement

Inviter l’autre à s’exprimer en lui posant des questions.

Celui qui pose les questions dirige l’entretien et impose un statut de « dominant ».

La compréhension

Faire savoir à l’autre qu’on le comprend en reformulant ce qu’il dit.

Création d’un climat qui facilite l’expression de l’autre.

Dans tout collectif humain, assez inévitablement, des tensions se développent. Celles-ci peuvent être réduites dès lors que les individus font preuve de compréhension.

Vidéothèque

Les Temps modernes, comédie dramatique de Charlie Chaplin, qui montre avec beaucoup d’acuité le conflit de l’individu avec le système de production mis en place par le chef d’entreprise.

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