Thème 5: La consommation; une activité économique, sociale et culturelle
LES RESSOURCES DES MÉNAGES
Crédit : mécanisme par lequel un débiteur (ménage ou entreprise) obtient de la monnaie d’un créancier (généralement une banque) en échange de la promesse d’un paiement différé de la contrepartie, majoré d’un intérêt.
Pouvoir d’achat : quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une somme d’argent déterminée (par exemple 100€)
Revenu disponible : revenu restant réellement à la disposition des ménages ; il est obtenu en ajoutant les revenus sociaux (ou revenus de transfert) à l’ensemble des revenus primaires et en déduisant les prélèvements obligatoires versés par les ménages.
Revenu disponible ajusté : revenu disponible calculé en comptant, dans les ressources des ménages, les dépenses principalement de santé et d’éducation (dites dépenses individualisables) prises en charge par les administrations publiques.
Revenu mixte : nom donné au revenu d’un travailleur indépendant, celui-ci utilisant conjointement du travail et du capital dans son activité.
Revenu du patrimoine : revenu tiré de la possession d’un patrimoine immobilier et/ou d’un patrimoine financier.
Revenus primaires : ensemble composé des revenus du travail et des revenus du patrimoine.
Revenus de transfert : ensemble des prestations sociales perçues en contrepartie de droits reconnus par la société. Ils sont versés par les organismes sociaux en raison de cotisations préalables (allocations chômage) ou au titre d’une situation particulière (allocations familiales).
Salaire net : rémunération du travail salarié, égal au salaire brut, moins les cotisations sociales et les contributions à la charge des salariés.
Quelques chiffres :
SMIC mensuel pour 35 heures (1er juillet 2009): 1337.70€ brut
Part des salariés en France rémunérés au SMIC en 2008 : 14.1%
LES INÉGALITÉS DE REVENUS
Niveau de vie : quantité de biens et de services dont dispose un ménage, catégorie sociale, un pays, en fonction de son revenu
Principe de l’assurance : une institution perçoit une cotisation (ou prime) par l’individu, et s’engage en contrepartie à prendre en charge les dommages éventuels survenus lors de la réalisation d’un risque.
Principe de solidarité : ensemble des mesures prises par la collectivité pour prendre en charge les individus en difficulté. Ainsi, les riches payent pour les pauvres, les jeunes pour les plus âgés, les biens portants pour les malades, etc.…
Redistribution : principe selon lequel les administrations publiques prélèvent des cotisations sociales et des impôts et réaffectent des prestations sociales et des consommations collectives pour tenter d’harmoniser le revenu des ménages.
RMI : crée en 1988, le revenu minimum d’insertion est une allocation différentielle qui garantit à toute personne de plus de 25 ans un certain niveau de ressources. Il ouvre des droits au bénéficiaire (couverture maladie…) mais aussi des obligations (contrat d’insertion).
Seuil de pauvreté : seuil en dessous duquel une personne est considérée comme pauvre. Deux seuils sont utilisés : à 60% et 50% du revenu disponible median
SMIC : (salaire minimum interprofessionnel de croissance) salaire horaire en dessous duquel un travailleur ne peut être légalement employé.
Stock option : possibilité donnée par une entreprise à certains salarié (en général cadres dirigeants) de souscrire ou d’acheter des actions de leur propre entreprise à un prix fixé une fois pour toutes, et de ne le payer qu’au moment de la revente, et ce pour une durée déterminée (5 ans en général), dans le but de réaliser des gains.
Working poors : (« travailleurs pauvres ») situation des travailleurs vivant dans des ménages dont le revenu par unité de consommation est inférieur au seuil de pauvreté.
Quelques chiffres :
En France en 2007 : salarié à temps complet gagnant moins de 1500€ nets mensuels : 50%
Salaire des hommes travaillant à temps plein : 21% plus élevé en moyenne que celui des femmes travaillant elles aussi à temps plein.
Richesse nationale possédée par les 10% le plus riches : 46%
| Revenu disponible correspondant au seuil de pauvreté 2006 selon le type de ménage | |||||||
| Seuil à 60 % | Seuil à 50 % | ||||||
| Personnes seules | 880 | 733 | |||||
| Familles monoparentales, un enfant de moins de 14 ans | 1 144 | 953 | |||||
| Familles monoparentales un enfant de 14 ans ou plus | 1 320 | 1 100 | |||||
| Couples sans enfant | 1 320 | 1 100 | |||||
| Couples un enfant de moins de 14 ans | 1 584 | 1 319 | |||||
| Couples un enfant de 14 ans ou plus | 1 760 | 1 466 | |||||
| Couples deux enfants de moins de 14 ans | 1 848 | 1 539 | |||||
| Couples deux enfants, dont un de moins de 14 ans | 2 024 | 1 686 | |||||
| Couples deux enfants de plus de 14 ans | 2 200 | 1 833 | |||||
| n'est pas étudiante. | |||||||
| Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux 2006. | |||||||
LA CONSOMMATION
Autoconsommation : consommation finale de biens ou de services par l’agent qui les a produits.
Bien collectif : bien ou service caractérisé par la non-rivalité et la non-exclusion (Défense nationale, Police nationale, routes nationales, …)
Bien privé ou privatif : bien ou service pour lequel, à l’inverse des biens collectifs, il est possible d’exclure un individu de la consommation de ce bien ou service et les quantités consommées par les uns réduisent d’autant les quantités consommées par les autres.
Consommation collective individualisable : ensemble des services non marchands fournis par les administrations publiques (APU) et qu’il est possible d’imputer précisément aux ménages. Elle comprend essentiellement la santé ou l’éducation.
Consommation finale effective des ménages : définie par l’INSEE, elle représente la valeur des biens ou des services effectivement utilisés par les ménages pour la satisfaction directe de leurs besoins
Mode de vie : regroupe les manières de vivre ou de consommer d’un ménage ou d’une nation à une époque donnée. Plusieurs choix possibles et donc plusieurs modes de vie peuvent correspondre à un même niveau de vie
Niveau de vie : quantité de biens ou de services dont dispose effectivement un ménage ou un pays en fonction de son revenu. Pour un pays, il est estimé à partir du PIB par habitant. Pour un ménage, il correspond au revenu disponible brut par unité de consommation.
Société de consommation : expression notamment utilisée pour désigner la société industrialisée dans laquelle, en rendant accessible au plus grand nombre une large catégorie de biens ou services, la consommation devient un impératif, une exigence sociale.
Quelques chiffres :
Taux d’épargne des ménages en France en 2008 : 15.3%
CONSOMMATION ET MODES DE VIE
Analyses en termes de mode de vie : approches de terrain qui observent les comportements des consommateurs à partir de variables sociodémographiques telles que l’âge, le genre et la PCS.
Analyses en termes de style de vie/sociostyle : approches de terrain qui permettent d’effectuer des regroupements de consommateurs ayant des comportements similaires. Elles se traduisent par l’élaboration de cartographies régulièrement réactualisées.
Consommation ostentatoire : définie par Thorstein Veblen, économiste américain d’origine norvégienne (1857-1929), elle correspond à la consommation dont la motivation principale est de faire apparaître le statut social d’un individu. Il s’agit notamment de la consommation de luxe développée par la classe de loisir.
Effet de signe : décrit la valeur symbolique de la consommation. Les objets consommés sont porteurs de signes, dans le sens où ils permettent à l’individu détenteur de ces objets d’indiquer aux autres son statut social, son appartenance à un groupe social spécifique.
Filière inversée : analyse développée par John Galbraith, économiste américain (1908-2006), qui conteste la souveraineté du consommateur dans les économies capitalistes. Selon cette thèse, les besoins et modes de satisfaction des besoins sont définis par les entreprises qui s’efforcent, notamment au moyen de la publicité, de convaincre les consommateurs de la réalité de ces besoins.
Publicité : ensemble de techniques employées par les entreprises afin de promouvoir leurs produits et d’inciter à l’achat le consommateur ciblé.
Quelques chiffres :
Consommation effective des ménages en 2006 : 1292.5 milliards d’€ (1240Mds en 2005)
Part de la population possédant un réfrigérateur en France en 2005 : 99%
Part de la population possédant un téléphone portable en 2007 : ≈81% (72% en 2005)