Thème2, Chap 12: La consommation et l'épargne
1. Les déterminants de la consommation et de l’épargne
Le revenu disponible est le revenu dont dispose réellement un ménage pour consommer et épargner. Il est égal aux revenus primaires, moins les impôts et les cotisations sociales, plus les diverses prestations sociales.
La consommation est une opération économique qui consiste à satisfaire des besoins en utilisant des biens ou des services. Les biens et services consommés vont disparaître, plus ou moins rapidement, suite à leur usage.
Les biens matériels consommés peuvent être durables (ex. : téléviseur, automobile), semi-durables (ex. : vêtement) ou non durables (ex. : pomme). Les « biens » non matériels sont des services qui n’existent que durant leur consommation (ex. : déplacement en bus).
L’épargne représente la partie du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation.
Dans le domaine de la consommation, les individus doivent faire des choix qui sont contraints par leur niveau de revenu. Un individu ne peut pas consommer plus qu’il ne gagne, sauf s’il s’endette, mais il devra rembourser ultérieurement les sommes empruntées.
La consommation dépend du pouvoir d’achat, qui est la quantité de biens et services qu’un ménage peut acheter en utilisant son revenu. Ce pouvoir d’achat résulte du niveau du revenu et du niveau des prix.
La consommation permet d’exprimer son appartenance sociale à un groupe. Une grande partie des jeunes veulent, par leur consommation vestimentaire et musicale, signifier leur appartenance à un groupe social. La consommation de vêtements particuliers ou tout autre comportement spécifique correspondent à des effets de signe. La consommation est alors utilisée pour montrer sa position sociale ou la position à laquelle on aspire.
On observe que certaines pratiques culturelles dépendent du niveau de formation. Plus le niveau de diplôme est élevé et plus la consommation de produits culturels est importante. Qu’il s’agisse de la lecture de livres, du cinéma, des visites de musée, d’exposition ou de monument historique, de la fréquentation du théâtre ou des concerts, les pratiques culturelles s’accroissent au fur et à mesure que le niveau de formation s’élève.
On distingue deux formes d’épargne :
– l’épargne non financière, composée des achats de logements ainsi que des achats de biens de production pour l’entreprise individuelle ;
– l’épargne financière, formée d’avoirs liquides (monnaie, compte sur livret…) et de placements (valeurs mobilières, épargne-logement, assurance vie…).
Les déterminants de l’épargne sont :
– le besoin de liquidités (pour pouvoir acquérir immédiatement un bien ou un service) ;
– le besoin de protection (pour se prémunir contre certains risques comme la maladie, la vieillesse, les accidents…, les ménages constituent une épargne de précaution) ;
– le désir de constituer ou d’accroître un patrimoine (constitué de l’ensemble des biens possédés par un ménage).
2. La structure de la consommation et son évolution
La structure de la consommation désigne la répartition des dépenses des ménages en fonction d’un certain nombre de postes budgétaires.
Les principaux postes budgétaires, appelés également « fonctions de consommation », sont les suivants : l’alimentation ; l’habillement ; le logement ; le transport ; les communications ; les loisirs et la culture ; les hôtels, cafés et restaurants.
La structure de la consommation ainsi que son évolution peuvent s’analyser à l’aide des coefficients budgétaires. Un coefficient budgétaire, exprimé le plus souvent en pourcentage, représente la part d’un poste de consommation (ou fonction de consommation) d’un ménage dans le total de sa consommation.
La consommation effective des ménages représente l’ensemble de la consommation des ménages. C’est la somme de la dépense de consommation des ménages et des consommations individualisables incluses dans la dépense de consommation finale des administrations.
En quarante ans, le volume de la consommation par habitant a été multiplié environ par 3.
Le logement est devenu le premier poste de consommation des ménages et concerne près d’un cinquième des dépenses totales. Il est suivi du transport (dépenses liées à l’automobile et aux transports en commun). L’alimentation et les boissons non alcoolisées n’arrivent qu’en troisième position. Si l’on ajoute aux dépenses que supportent effectivement les ménages celles financées par les administrations publiques, la santé est le deuxième poste de consommation.
Plusieurs facteurs expliquent les transformations de la consommation des Français : la grande distribution est devenue dominante, de nouveaux produits ont modifié les comportements de consommation, des produits à haute technologie ont pris le relais des appareils électroménagers.
La variation de la consommation en fonction du revenu est mesurée par l’élasticité-revenu, qui est le rapport entre la variation de la consommation du produit considéré et celle du revenu. Les élasticités-revenus des différents biens n’évoluent pas de façon identique.
Selon Engel, lorsque le revenu augmente, la part des dépenses consacrées à l’alimentation diminue.