thème2, chap3: Les finalités des organisations

Publié le par ses_stg

THEME 2 : LES FINALITES ET LES ENJEUX DES ORGANISATIONS

Chapitre 3 : Les finalités des organisations

 

1 – Les entreprises privées

11 – Quelles sont les fonctions d’une entreprise ?

111 – La fonction de production

L’entreprise est une organisation qui regroupe des moyens humains, techniques et financiers et dont

l’activité consiste à produire des biens ou des services afin de les vendre et de réaliser un profit.

Les biens sont des productions qui ont une existence physique (ex : stylo, voiture, ordinateur, …). Les

services n’ont quant à eux pas d’existence physique (ex : une assurance, un film, une connexion

internet, …).

Les entreprises cherchent à satisfaire les besoins solvables des consommateurs. Un besoin solvable est

un besoin que le consommateur est à même de pouvoir satisfaire en achetant les biens et services produits par l’entreprise.

Lors du processus de transformation des biens, services et/ou matières premières en produits finis,

l’entreprise crée de la richesse. Cette richesse est appelée valeur ajoutée. Elle correspond au montant des ventes de produits et services (chiffre d’affaires) moins les consommations intermédiaires (achats des biens et/ou des services qui seront transformés pendant le processus de production).

 

112 - Les fonctions sociales et sociétales

Au-delà de ces fonctions purement économiques, l’entreprise remplit de plus en plus une fonction

sociale, qui se traduit dans les rémunérations des salariés, les conditions de travail qui leur sont

proposées, leur degré de satisfaction.

En externe, l’entreprise a une fonction sociétale grandissante. En fournissant et en pérennisant les

emplois, elle permet l’insertion des membres d’une nation dans la communauté à laquelle ils

appartiennent. En respectant une certaine éthique (refus du travail des enfants, par exemple), elle promeut une certaine responsabilité morale. Enfin, en protégeant son environnement, elle participe à la

responsabilisation écologique des autres agents et au maintien d’un développement durable.

 

113 – La fonction de répartition

L’entreprise répartie la valeur ajoutée qu’elle crée entre ceux qui ont contribués, d’une manière ou

d’une autre, à la production.

Les salariés percevront une rémunération en contrepartie du travail qu’ils ont fournis.

Les prêteurs (banque, …) percevront des intérêts en contrepartie de l’argent qu’ils ont avancé à

l’entreprise.

Les actionnaires percevront des dividendes en contrepartie du capital qu’ils ont apporté par

l’acquisition d’actions de l’entreprise.

La sécurité sociale percevra des cotisations en contrepartie des risques qu’elle couvre (maladie,

accident du travail, …).

L’état et les collectivités locales percevront des impôts et des taxes en contrepartie des services et des

infrastructures qu’ils mettent à disposition.

L’entreprise garde une partie de la valeur ajoutée pour ses investissements futurs.

 

12 - Comment assurer la pérennité d’une entreprise ?

121 – Les facteurs internes

Comme toute organisation, l’entreprise est confrontée au problème majeur de sa survie. Pour financer

son développement et assurer sa survie, elle utilise les profits qu’elle réalise. Réaliser des bénéfices est

donc indispensable à sa pérennisation. Cela contraint le manager à faire face à des contraintes diverses et à gérer des intérêts divergents : il doit assurer la cohésion des salariés, préserver la confiance des

actionnaires et des créanciers, maintenir le dialogue avec les syndicats, … Il est amené à prendre des

décisions qui ne satisferont pas tous les acteurs.

 

122 - Les facteurs externes

L’entreprise dépend également de facteurs externes : le fonctionnement du marché du travail agit sur

sa politique de recrutement ; la conjoncture économique influence le niveau de ses ventes ; la législation modifie la façon dont elle embauche (lois sur le temps de travail, etc.) ou la façon dont elle produit (normes écologiques, etc.) ; enfin, l’action des concurrents influe sur sa stratégie. Pour répondre à ces contraintes, elle doit trouver des solutions adaptées. La connaissance, l’étude et la prévision de son environnement jouent en ce sens un rôle fondamental : par des systèmes de veille concurrentielle, technologique ou juridique, l’entreprise pourra anticiper, et donc mieux s’adapter et mieux survivre.

 

2 – Les organisations publiques

21 – Les finalités des organisations publiques

Les organisations publiques produisent des biens ou des services publics, contribuent à mettre en

oeuvre les politiques de l’État et gèrent le domaine public.

Un bien public est un bien collectif qui pourra être consommé par plusieurs personnes (ex : une route

nationale, l’éclairage public, …). Un bien public est indivisible (tous les citoyens sont concernés par sa

production et sa consommation) et extensible (sa consommation par un citoyen ne diminue pas celle des autres).

Un service public est un service non marchand dont la production et la consommation sont financées

en partie ou en totalité par l’impôt. Pas nécessairement rentable, il présente toutefois un caractère d’intérêt général et, est nécessaire au bon fonctionnement de la collectivité (ex : la défense nationale, …). Un service public est aussi un organisme gérant un service public (ex : France Télécom doit installer et entretenir un certain nombre de cabines téléphoniques publiques, …).

L’État, qui est à la tête du secteur public, utilise les administrations et les entreprises publiques pour

appliquer les politiques décidées par le gouvernement. Il veille également à la conservation en bon état de certains territoires dont il est propriétaire et/ou jugés essentiels (ex : le littoral, les parcs naturels, …), construit et entretien les voies de communication à vocation nationale (autoroutes, canaux fluviaux, voies ferrées, …).

 

22 – Les services publics

Il existe différents types de services publics :

Les services publics administratifs (ex : le Trésor Public, les mairies, ..) ;

Les services publics industriels et commerciaux (ex : EDF-GDF, …) ;

Les services publics sociaux (ex : ANPE, les allocations familiales, …) ;

Les services publics professionnels (ex : l’Ordre des médecins, …).

La production de services publics peut se faire en régie (assurée par des fonctionnaires), être confiée à

un établissement public (ex : hôpitaux publics) ou faire l’objet d’une concession de service public à une entreprise privée (ex : autoroutes).

Les services publics peuvent être consommés « gratuitement » par les citoyens (ex : défense nationale,

justice, …). Ils sont dans ce cas financés par la fiscalité (impôts et taxes prélevés par l’État ou les

collectivités locales sur les ménages et les entreprises). Dans ce cas, l’utilisateur est un usager. D’autres services publics réclament la participation financière des utilisateurs (ex : TER, …). Le prix réclamé est toutefois très en deçà du coût réel du service. Une partie, plus ou moins grande, du coût est prise en charge par l’État ou les collectivités locales. Dans ce cas, l’utilisateur est un client.

 

23 – Les principes des services publics

Les services publics reposent sur quatre principes :

Le principe de continuité : la puissance publique s’engage à agir de façon continue, sans retard

et sans interruption (sauf cas prévus par la loi, comme le droit de grève, le droit de retrait, …)

de manière à satisfaire les usagers.

Le principe d’adaptabilité : les services publics ont pour obligation de s’adapter aux évolutions

de leurs environnements économique, juridique, social, …

Le principe d’égalité : les services publics ne doivent faire l’objet d’aucune discrimination

quant aux prestations offertes aux usagers ou au paiement de certaines charges par ces derniers.

Les services sont donc par nature neutres et laïcs.

Le principe de primauté : les intérêts des organisations privées doivent s’incliner devant les

intérêts de la puissance publique.

 

3 – Les organisations à but non lucratif

31 – Les finalités des organisations à but non lucratif

Les organisations à but non lucratif produisent des biens et des services sans rechercher un profit. Si

elles font des bénéfices, elles doivent les affecter au but commun à atteindre.

Elles visent à :

Satisfaire leurs adhérents, en leurs rendant des services privés au coût le plus faible, en

défendant des idées et des valeurs, ….

Contribuer à l’intérêt général, en venant en aide à d’autres (ex : Restos du coeur, …), en

assurant la promotion d’idées (ex : un parti politique, …), …

Elles peuvent être parfois être des auxiliaires de l’administration, qui les investit alors du soin

d’accomplir des missions de service public (ex : gestion du club de football municipal par une

association, cofinancement de la lutte contre le cancer par La ligue contre le cancer, ….).

 

32 – Le fonctionnement des organisations à but non lucratif

Les organisations à but non lucratif ont besoin de moyens humains, financiers, … pour atteindre leurs

objectifs.

Les ressources financières des associations peuvent provenir :

Des cotisations versées par les adhérents. En contrepartie, l’adhérent peut bénéficier des

services privés offerts par l’association.

Des droits d’entrée, versés par une personne pour lui permettre de devenir adhérent de

l’association.

Des revenus générés par les activités de l’association.

Des subventions reçues de l’État, des collectivités locales, des établissements publics, …

L’octroi d’une subvention publique soumet l’association à des contrôles de la part de

l’organisation qui l’a attribuée.

Des dons, des legs, …

Les ressources humaines des associations peuvent provenir :

Du bénévolat, qui consiste à accomplir un travail sans en exiger une rétribution et sans y être

obligé. Les bénévoles sont généralement membres de l’association Du salariat, qui consiste à accomplir un travail en contrepartie d’un salaire et dans le cadre d’un contrat de travail.

 

 

Lexique

Valeur ajoutée : La valeur ajoutée est la richesse créée par l’entreprise lors du processus de production.

Elle correspond au chiffre d’affaires moins les consommations intermédiaires.

Bien public : Un bien public est un bien collectif, indivisible et extensible, qui pourra être consommé par plusieurs personnes.

Service public : Un service public est un service non marchand, pas obligatoirement rentable, dont la

production et la consommation sont financées en partie ou en totalité par l’impôt, qui présente un

caractère d’intérêt général et qui est nécessaire au bon fonctionnement de la collectivité.

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Publié dans Management STG

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